Baudit rhube

Publié le par Coco la Bulle

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Coco se demande si, comme elle, vous devenez exécrable lorsque vous êtes enrhumé(e).  

   En un sens, touchons du bois, Coco a de la chance : jamais une petite gastro (pour perdre quelques kilos), jamais de grippe, tout juste une sinusite tellement chronique qu’elle fait désormais partie du paysage. Mais le rhume, cette pathologie ridicule et méprisable, ce crétin de virus insignifiant de rien du tout contre lequel aucun labo n’a encore été fichu de pondre un médoc qui tienne la route, le rhume donc, Coco déteste.

 

   Jour 1

   19h. Coco se sent fébrile et a l’impression désagréable que sa température fait du trampoline. Elle a chaud, elle a froid. Et la gorge qui gratouille. Et cette envie de se coucher, là, sur le canapé, pour ne plus se relever. D’ailleurs elle s’allonge, la tête sur son coussin poilu (oui, elle possède un coussin velu et tout doux que la tribu appelle affectueusement Ramon en référence à un personnage de film). Petit rabattage de la couverture sur les jambes. Calage d’un autre coussin sur les reins. Là, c’est mieux… Si au moins elle pouvait être tranquille ne serait-ce que trente minutes, ce serait le nirvana. 


   19h05. Ouragan junioresque dans le salon, et vagissement se traduisant par ‘’Kesk’on mange ce soir M’man ??? ». Euh, comment lui dire poliment qu’elle n’en sait rien et que franchement, pour une fois, elle aimerait bien qu’il l’oublie ? Cet olibrius ne pense-t-il donc qu’à se nourrir ? ». Médisance, médisance. Mauvaise pensée, dictée par les méchants germes qui commencent à grignoter Coco. Car Junior se ravise brusquement : le fait que sa mère soit couchée à moitié endormie sur le sofa à 19h05 lui est soudainement apparu comme étant une chose anormale, et cette inadéquation  vient d’atteindre son cerveau d’ado affamé. «Tu t’sens pas bien M’man ? J’peux faire quelqu’chose ? ». Quel amour cet enfant. Junior poursuit « Par exemple, j’peux composer le n° de Pizza Truc si t’es trop fatiguée… ». Ah non, il a bien failli réussir, mais là, rien qu’à imaginer la chose dégoulinante de gras suintant au travers de la boîte, Coco sent monter un sursaut d’énergie et se lève d’un bond. « Ne t’inquiète pas mon chéri, j’ai encore la force de préparer de la nourriture digne de ce nom ! ». Le rejeton grommelle, lui on ne l’écoute jamais, pourtant il a de bonnes idées pour les repas, et là il va encore devoir se farcir des légumes verts, c’est pas une vie.

 

   21h30. Coco est en boule dans le canapé. Elle a pris de l’aspirine, son traitement gourou qui soigne tout. Elle se sent hypra-radada. Sur les rotules. L’œil brillant, la bouche sèche comme l’été au moment de l’apéro, en moins fun. Direction la couette.

 

   Jour 2

   10h30. A priori ça va mieux, ce matin la gorge ne gratte plus et l’énergie semble revenue. Coco roule vers son premier rendez-vous de la journée. Et soudain IL arrive. L’éternuement en rafale, comme un réflex qui s’affole, et un, et deux, et trois… Quand elle éternue Coco  ne peux s’empêcher de fermer les yeux, d’où un arrêt précipité sur le bord de la route, avec warnings et déploiement immédiat de kleenex façon plan ORSEC. Au bout d’une dizaine de tirs, les narines semblent apaisées par contre, la fonte des neiges commence et ça coule comme la Durance au printemps. Impossible pour autant de garder un mouchoir collé sous le nez façon masque, c’était ‘’up’’ pendant l’épidémie de grippe cet hiver mais là c’est totalement ‘’down’’.

 

   12h00. Après une heure passée dans un bureau où la clim était réglée en mode Picard, et en prime une petite brise polaire sur le bas du dos, Coco prend congé de son interlocuteur, bénissant le ciel de n’avoir pas éternué une seule fois. Elle a réussi à faire illusion en se tournant légèrement de profil et en plaçant négligemment son mouchoir à l’entrée de sa conduite nasale sinistrée, mais il était temps qu’elle parte, vu que ça la gratouille à nouveau. Elle s’engouffre dans l’ascenseur en compagnie d’une dame très chic. A peine la porte se referme-t-elle que la charge reprend, atchoum, atchoum, atchoum, elle ne voit plus rien, ses yeux n’ayant guère plus le temps de se rouvrir entre deux salves. Lorsque la porte s’ouvre quelque 30 étages plus bas, elle reprend ses esprits et voit la dame horrifiée fuir l’habitacle, se voilant la face de la main. Aïe, le miroir qui tue dans l'entrée du building : le mascara a dégouliné jusqu’aux bottines, le tour des narines est tout irrité et le chignon n’a pas tenu le coup. C’est la Bérésina. 

 

   18h00. Coco subit ce qui doit être son vingtième assaut, ou quasi. Elle a consommé la totalité d’un paquet familial de mouchoirs. La peau autour de son nez n’est plus qu’un souvenir, et ça brûle, et ça pique. On dirait la surface de Mars observée à la lunette : rouge, quoi. Sans compter l’épuisement, car éternuer, c’est très fatigant : on ne s’en rend pas compte quand on éternue une ou deux fois, mais à partir d’une centaine de fois, cela pourrait passer discipline olympique tellement c’est un vrai sport qui sollicite un ensemble de muscles totalement insoupçonnable. 

 

   21h. Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle : la bonne, c’est que la fontaine semble tarie, bref ça ne coule plus. La mauvaise, c'est que la patate annonce son arrivée. Attention, il ne s’agit pas là du précieux tubercule, mais plutôt de la chose en laquelle le nez de Coco est en passe de se transformer. Pour faire court, les conduites sont en train de se boucher, et c’est de pire en pire. ‘’ça va mieux M’man tu n’éternues plus’’ dit gentiment Mistinguette pleine de sollicitude. ‘’De sais ba, de suis ba sûre que ça ba aller, de bais be coucher’’ répond Coco.

 

   21h30. Coco a pris un Actifed nuit, qui n’a pas encore eu le temps d’agir sur le bouchage du nez. Par contre elle vient de relire quatre fois le même paragraphe sans imprimer quoi que ce soit, donc il est temps d’éteindre. Tentative de position allongée, ahhh, ce n’est plus seulement le nez qui est bouché, Coco a la tête comme une cocotte-minute sous pression. Elle ahane, elle souffle par la bouche, elle expire, elle râlouille et pour finir explose en une magnifique gerbe de jurons anti-histaminiques. C’est dit, même si cela ne soulage pas. Position surélevée, trois oreillers à la rescousse, Coco éteint l’interrupteur et prend son mal en patience.  Le sommeil n’arrive pas, mais Roméo si, qui le pauvre n’a pas pris la mesure de l’indisposition nasale de sa Juliette et tente une approche câline. C’est le moment que choisit le diabolique appendice pour lancer son dernier tir de rocket. ATCHOUMMMMMMMMMMM, repli instantané du guerrier sur la face ouest du lit, l’amoureux bat en retraite. Ah, quand il s'agit de bagatelle, ça va, mais dès que les microbes sont là, bonjour la solidarité…

 


PS. Ceci est le premier billet publié sur ce nouveau blog... Retrouvez les précédentes aventures de Coco sur son ancien blog, en un clic !


 

 

 

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magsam 17/04/2010 14:48



Coucou comme je te comprend quand j'ai le ruhme je suis hyper de mauvais poil et le pire quand mon nez se bouche alors la c'est meme pas la peine de me parler je ne supporte rien lol et alors le
moment tant redouté la nuit tu te met du coté droit sa se bouche encore plus coté gauche pas mieux tu te leve un peu rien du tout c'est vraiment chianttttttttttt du coup on m'a prescrit un
medicament a mettre dans le nez bien sur ne pas en abuser mais au moins sa me laisse le temps de m'endormir et sa te le debouche sans mentir en 10secondes gros bisous a toi passe une belle et
douce apres midi merci de ton message sur hellocoton



Miss Choco 16/04/2010 18:02



aaaAATTCHOUUUUUUUMmmmmm !


 


Coco moi aussi je suis balade... ça fait 5 jours maintenant que je tousse, renifle, me mouche... grrrrrr



Beltrida 16/04/2010 16:28



A! les rhum! ce n'est pas drôle du tout :-)


Connais-tu ce remède de grand-mère infaillible? En tout cas pour moi ça a marché au bout d'une semaine. Et fini le rhum!


Il faut presser un citron dans un bol, avec du miel ou du sucre. Ensuite, il faut verser de l'eau bouillante dessus. Pour la touche finale : quelques gouttes de rhum si l'on veut.


Et mélanger le tout


En en buvant deux fois par jours pendant une semaine, tu devrais voir une nette amélioration de ton état.


Bon rétablissement!



Gaëlle 13/04/2010 21:27



Quand j'étais plus jeune, j'adorais avoir de la toux comme ça je devais avaler le sirop Maxilase qui est TROP bon. Mais avoir un rhume et pas pouvoir dormir sur le coté, c'est nub, je
confirbe :]



Sublime 13/04/2010 17:41



Et Coco va devenir actionnaire de Kleneex ;-)