Halte aux fâcheux ! Coco fait sa crise…

Publié le par Coco la Bulle

Coco la Bulle est de plus en plus frappée par l’indélicatesse et le manque de savoir-vivre de ses congénères, et se demande régulièrement comment on peut prétendre vivre heureux en faisant perpétuellement la tronche. Certaines personnes cultivent en effet la mauvaise humeur, la mauvaise foi et la mauvaise tête en portant haut les couleurs de l’incivilité et du je-m’en-foutisme, oubliant totalement qu’elles partagent l’espace public avec d’autres bipèdes qui eux, savent sourire et osent le faire. Petit inventaire à la Prévert d’attitudes qui hérissent le poil de votre serviteuse. Alors, avis aux ronchons, aux grincheux, aux resquilleurs, aux égoïstes : aujourd’hui, c’est votre tournée.


1/ Les voisins chagrin– Pour vivre depuis quelque temps sans voisin réellement sympa à proximité, Coco mesure à quel point c’est chouette de pouvoir compter sur quelqu’un qui habite à trois pas. Ne serait-ce que pour échanger trois mots anodins lorsque l’on se croise.

Le souci. Au moment où on nous bassine grave avec la Fête des Voisins, peut-être serait-il utile de rappeler à certains le B.A. BA de la vie sociale. Primo, quand on croise un habitant de son immeuble dans le couloir ou dans le parking, on est autorisé à répondre à son bonjour. On peut également sans risque lui sourire et lui tenir la porte s’il est chargé. Rappelons que le voisin ne mord pas, et qu’il peut même se révéler sympathique. Mais oui.

L’anecdote. Hier matin, Coco monte dans l’ascenseur vers 8h20 et salue d’un bonjour cordial et dynamique (rien que ça) la jeune femme qui s’y trouve déjà, un clone de Melanie Griffith dans Working Girl, le sex-appeal en moins. Aucune réponse. Coco hallucine. A la sortie de l’ascenseur, Coco ouvre le premier sas vers le parking et tient gentiment la porte à la taiseuse. Aucun remerciement. Coco bouillonne de rage et réagit au quart de tour. Résultat : l’outrecuidante se ramasse la deuxième porte du sas sur le nez. Comme disait un vieux pote, on veut bien être sympa, mais faut pas pousser Mémé dans les orties.

Le conseil incorrect de Coco. Si vous avez fait plusieurs tentatives de contact infructueuses, toisez les mauvais coucheurs de votre plus beau sourire de Joconde. Cela suffit souvent à les mettre mal à l’aise, ils ne sont pas habitués et vont trouver ça louche, voire carrément inquiétant. S’ils sont vraiment odieux, lâchez-leur la porte sur le nez, écoutez le dernier Christophe Maé à fond (même si c’est vraiment inhumain, ils le méritent), pendez et rependez ad libitum votre crémaillère sans les inviter ou dites au facteur qui veut déposer chez vous leur colis que vous ne les connaissez pas. Après tout, c’est vrai.


2/ Les boulets du tri sélectif – Ne ressentez-vous pas régulièrement un profond désespoir en ouvrant le bac de votre immeuble destiné aux déchets recyclables ? Coco, si. Primo il est sous-dimensionné pour sa résidence, ce qui fait qu’il est immédiatement plein. Secundo les gens ne compactent RIEN : les bouteilles et bidons prennent donc une place folle, sans oublier les cartons non pliés (c’est si fatigant de plier un carton ?).

Le souci. Comme personne ne dit rien, rien ne change. Coco a tenté une fois de sensibiliser une vieille voisine qui l’a regardée avec répulsion comme si elle avait insulté sa Sainteté le Pape. Il y a encore du boulot !

Le conseil de Coco. Vider son bac  aux aurores le lendemain du jour où les éboueurs sont passés. Mettre un mot bien tourné sur la poubelle afin d’expliquer aux hermétiques crétins qui peuplent la résidence que si chacun jette 10 bouteilles d’eau minérale vides non compactées, il faudra 10 poubelles. Bref, leur rappeler qu’ils peuvent aussi faire appel à leur bon sens. PS. Vous pouvez signer le mot, de toute façon même après un an personne ne connaît votre patronyme…


3/Les braillards –Qui n’a pas eu envie de donner un bon coup de boule à quelqu’un qui tchatche haut et fort dans son téléphone portable, en oubliant qu’il est dans un train, un métro ou tout autre lieu public ? Et que dire des open-space, la plaie des bureaux modernes, où personne n’est chez soi et où tout le monde est chez tout le monde ?

L’anecdote. L’autre jour, une jeune femme qui venait visiblement de rompre avec son chéri a passé tout le trajet à essayer de recoller les morceaux, personne n’a pu y échapper tant elle parlait fort. Un vrai mélo. Une telle impudeur, ça laisse pantois. Une autre fois Coco a voyagé en face d’un type qui avait déployé sur ses genoux son carnet d’adresses et appelait, méthodiquement, tous ses contacts en expliquant bien fort ‘’qu’il rentrait tout juste des States et reprenait contact pour faire du business’’. Surréaliste. Impossible de lire, d’écouter de la musique ou même de penser à autre chose tant il occupait l’espace. Sans oublier l’ado en mini-short et bottes fourrées qui glousse dans son portable Hello Kitty qu’elle ‘’kiffe trop grave Jérémie mais qu’il est sur Cindy donc que c’est trop d’la loose’’.
Le conseil de Coco. Dans un train, mettre son portable en vibreur. Et ne répondre qu’en cas d’extrême urgence, en parlant doucement : ça marche aussi ! Par contre, quand un fâcheux commence à beugler dans son cornet,  se caler juste en face de lui et le regarder fixement, en ponctuant la passionnante mono-conversation de signes de tête entendus. Parfois certains sont gênés (s’il leur reste un tant soit peu de dignité) et coupent court. Parfois seulement.


4/ Les impudiques – Coco a toujours eu du mal à comprendre comment on pouvait se maquiller/se coiffer/se couper ou se faire les ongles dans un lieu public. Elle qui préfère être seule quand elle se lave ne serait-ce que les dents ne pourrait pas confondre sa salle de bain et le wagon du métro.

Le souci. Quelqu’un qui se maquille en public livre une partie de son intimité, forçant chacun des passagers à se transformer en voyeur car il est difficile de détacher ses yeux de l’entreprise. On est surpris souvent de constater de quelle quantité de matos certaines femmes disposent dans leur trousse, à ce degré-là on en est presque à des considérations ethnologiques. Quant à ceux qui se coupent les ongles (histoire vécue) ou s’épilent (voir ci-dessous), ils en sont carrément au stade du primate mal dégrossi et mériteraient qu’on vienne les épouiller avec les dents.

L’anecdote. Coco a déjà vécu un trajet TGV Paris/Montpellier avec, en point de mire, les jambes de la jeune fille de devant. Guiboles en l’air, exhibées sans aucune pudeur, que ladite jeune fille a consciencieusement épilées à la pince pendant plus de 3 heures. Déplacé, n’est-il pas ?

Le conseil incorrect de Coco. Dans le cas d’un coupeur d’ongles, lui amener un petit sachet comme ceux qu’on utilise pour les déjections canines. Dans le cas d’une épilation sauvage, demander à l’intéressée si elle est la cousine de Chewbacca. Ça peut la vexer et c’est tant mieux.


5/Les resquilleurs – Souvent très propres sur eux, les resquilleurs sont une engeance franchement désagréable.  Ils font comme si vous n’existiez pas et wrrrouppp, vous squeezent dans la file d’attente. Avez-vous remarqué que, bien souvent, ce sont des seniors (soyons politiquement corrects) qui carottent votre place dans la queue ? Pas des personnes très âgées, non, celles-ci attendent leur tour (gentiment, donc si elles sont très âgées on les laisse passer, of course). Pas des enfants. Pas des jeunes mères de famille avec landau et marmaille. Non, de jeunes seniors qui n’ont objectivement  rien d’autre à faire et qui veulent encore gagner du temps au temps. Oh, pardon, ils nous vont ont pas vu(s), pensaient que vous étiez déjà servi, etc, etc, avec festival d’excuses vaseuses à la clé. Premières victimes : les petits, surtout ceux qui vont acheter le pain.

Le conseil de Coco. Si timide qu’elle soit, Coco a tendance à devenir un bouledogue si on lui pique sa place ou si, devant elle, un loulou de 6 ou 7 ans se fait entourlouper par un gougnafier. Pas de quartier, les contrevenants doivent être verbalement remis à leur place et n’ont qu’à bien se tenir. C’est sans aucune aménité que votre serviteuse leur déballe leurs quatre vérités. Quitte à passer pour une emmerdeuse.


6/ Last but not least (la liste serait longue si on voulait râler contre tout ce qui est râlant), les automobilistes qui se croient seuls sur la route. Quelle que soit la voie de circulation (ville, campagne, parking), certains ont visiblement oublié qu’il y avait, autour d’eux, d’autres voitures.

Le souci. Ils sont farouchement opposés à l’usage du clignotant (ce gadget d’un autre âge), téléphonent en conduisant, cherchent leur chemin en roulant à 2 à l’heure et en bloquant tout le monde (au lieu de s’arrêter et d’étudier la carte), font des queues de poisson à toute allure pour aller s’écraser sur le feu rouge suivant, ne remercient jamais quand on s’arrête pour les laisser passer ou encore jettent leurs mégots par la fenêtre. Liste non exhaustive mais on ne va pas coucher là non plus.

L’envie incorrecte de Coco. Que faire face à tant d’incivilité ? Hélas pas grand-chose… Souvent Coco se rêve en Samantha, ma sorcière bien aimée. Hop, un petit frottement sur le bout du nez et l’habitacle du pollueur se transforme en cendrier géant. Hop, une pincée de poil à gratter dans la culotte de la pétasse qui vient de vous griller la priorité et la voilà qui fait la danse de Saint-Guy dans sa mini.  Hop, une projection de purée de carotte  sur la chemise blanche du type que vous avez obligeamment laissé passer et qui n’a même pas eu un geste de politesse. La carotte, ça rend aimable (et ça tache aussi, héhéhé).

 

Oui, Coco s’est levée du pied gauche ce matin.

Oui, comme Helmut, Coco a parfois envie de crier ‘’j’en ai marre’’ !

Et alors, c’est grave docteur ?

 

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lenore62 30/06/2010 18:12



 ha!ha!ha! impressionnant votre recencement sur les Facheux(ses)! Bravo "m'dame la Bulleuse"!!lol!Amicalement, léno
Ps: pourquoi parlez vous de vous même à la troisiéme personne??



Coco la Bulle 30/06/2010 18:23



Merci Lenore...


Je parle à la 3ème personne parce que Coco n'est pas exactement moi, c'est quelqu'un qui me ressemble, mais c'est  un personnage fictif !



Adama 16/06/2010 10:41



Quel bonheur de te lire, c'est tellement vrai tout ça =)



Coco la Bulle 16/06/2010 11:40



Merci ;-)))



Undo 15/06/2010 14:23



La liste pourrait être beaucoup, beaucoup, beaucoup plus longue, je pense notamment aux petits malins qui commencent la techno à 8h10 (et oui, on a le droit), pour finir à 22h tout pile.... Et
toi tu as l'impression de vivre dans un immeuble en travaux, non non ce sont les tektonikeurs fous !



Coco la Bulle 15/06/2010 14:27



Ah oui... Quand j'étais gamine, les voisins dans la maison d'en face faisaient de la batterie fenêtres ouvertes entre 2 et 4h du matin. Leurs parents ne leur disaient rien, il fallait les laisser
s'épanouir ! Les cons. Et pendant le WE, ils réglaient des motos devant le portail en faisant pétarader leurs engins tout l'après-midi, clamant haut et fort ''allez, remets-en un coup, on va
emmerder les bourgeois''. On n'était pas bourgeois, mais on était emmerdés quand même ! Courage avec tes techntoniqueurs (ça existe encore ?).



lillie lutin 11/06/2010 17:00



Oula ! Toi aussi, tout ce moulon de cons t'a donné chaud à la tête ? Ya des fois, ça dépasse tellement toute normalité que j'en reste pentoise, sans plus de vocabulaire ! Les tordus qui tueraient
leur mère pour choper leur métro !!


Malgré tout, j'oserai pas appliquer tous tes conseils, même si c'est mérité ! ;))



Coco la Bulle 11/06/2010 17:30



Moi non plus je n'ose pas tout ça...mais j'aimerais bien !!!



l 09/06/2010 12:43



rien a ajouter


réflexion faite, si!
en vrac : les travaux invalidants partout en ville,
le stationnement payant partout en ville ,
les emplacements des cafés à la place du stationnement dans les rues engorgées (partout en ville)
et j'oubliais : les voisins chagrins, braillards, fumeurs et buveurs!


0 commentaires



Coco la Bulle 09/06/2010 16:25



Hélas oui...